Afficher la catégorie Ecriture  Du temps à tuer
Ecriture / le 10-02-2010 à 01:49:45


L'eau coule en rivière sur mes joues
J'ai besoin de laver mes yeux
Et le savon glisse dans mon cou
J'ai les doigts pris dans mes cheveux

Assis au fond, le regard vide
Je laisse les gouttes me quitter
Derrière le rideau de plastique
Je laisse mon coeur se vider

Il fait si froid
Autour de moi
Rien que des frissons
Des tremblements
J'ai l'impression
D'avoir du temps
A tuer... A tuer...

La main posée sur la faïence
J'ai des idées qui me font trembler
Est-ce le froid auquel je pense
Est-ce le vide qui m'a comblé

Respirer me devient pénible
Ainsi plié, recroquevillé
J'aurais besoin d'un bain d'acide
Pour disparaître... et t'oublier

Il fait si froid
Autour de moi
Rien que des frissons
Des tremblements
J'ai l'impression
D'avoir du temps
A tuer... A tuer...

Si j'étais rien, si j'étais loin
Est-ce que tu penserais à moi ?
Si t'étais bien, entre mes mains
Pourquoi ne reviendrais-tu pas ?

Il fait si froid
Autour de moi
Rien que des frissons
Des tremblements
J'ai l'impression
D'avoir du temps
A tuer... A tuer...



Afficher la catégorie Musique  Sweet
Musique / le 08-02-2010 à 00:57:51


Juste parce qu'en ce moment, je manque un peu de cette sweet harmony...




Afficher la catégorie Quotidien  Une bougie de plus
Quotidien / le 08-02-2010 à 00:49:31


Minuit a sonné.
Les dernières heures de cette trente-deuxième année vont inlassablement s'égrainer jusqu'à ce soir, à 21h45...
Puis la 33ième année pourra commencer.
Quelles surprises s'y cachent donc ?
- mon jeu, enfin terminé, édité ?
- un roman, enfin abouti, remarqué par un éditeur ?
- mon jeu de rôle, enfin fini, adopté par une maison d'édition ?
- mon coeur, enfin rétabli, dérobé par un autre ?
- mon boulot, enfin rentable, agrémenté de nouvelles fonctions ?
- mon esprit, enfin apaisé, ouvert à d'autres merveilles créatrices ?

Rendez-vous dans un an pour le savoir !
Et pour les moins patients, il vous reste l'actualité de ce blog ! Bonnes lectures à venir !



Afficher la catégorie Blog  Hum... ouh ouh ?
Blog / le 29-01-2010 à 17:25:18


Il y a quelqu'un ?
Il serait peut-être tant que ce petit coin de moi reprenne vie... Il a assez dormi, non ?
Quelqu'un est contre ?
Je compte jusqu'à dix-mille en attendant une réponse !

A bientôt !



Afficher la catégorie Blog  Voilà, c'est fini
Blog / le 18-07-2008 à 17:08:37


Après plusieurs années de bons et loyaux services, je vais laisser ce blog voguer sur les océans de silence qui l'ont déjà amplement envahi depuis quelques mois. Au détour d'une vague, une silhouette viendra peut-être encore mumurer au voyageur égaré quelques rumeurs, quelques humeurs, mais rien n'est moins sûr...

L'envie d'écrire ici s'est estompée, je crois. Le besoin n'est simplement plus le même. L'écriture ne m'a pas pour autant quitté. Elle s'est juste glissée dans mon quotidien sous une autre forme, pour le moment. Un texte, des textes, des pages pour moi désormais et pour ceux à qui cela se destinera en temps et en heure.



Merci d'être passé par là, un jour, d'être resté, d'être revenu et d'avoir osé parler... ou pas !
A bientôt, peut-être.
Ici ou ailleurs !



Afficher la catégorie Musique  Dans sa rue
Musique / le 22-03-2008 à 18:45:51


Plutôt que de m'embourber dans l'emphase pour vous dire à quel point j'adore cette nana-là, je vous glisse comme ça un petit clip tourné dans les rues de Paris pour illustrer "à sa manière" ce qu'elle chante...


[edit : Allez, en bonus, un petit medley culturel à la sauce Diva... Géniale!!]



Afficher la catégorie Internet  Les imbéciles aussi s'expriment
Internet / le 21-03-2008 à 10:14:29


Commentaires trouvés ici, lus pendant l'écoute de "Double Je" de Christophe Willem...

cmoidonat : "Il paraît que sa voix est la conséquence d'un excès de consommation de fruits et légumes. De bannanes en particulier. Est-ce que quelqu'un pourrait me renseigner?"

cmoidonat: "On dirait zazie. Je suis sûr que les mecs qui l'adorent sont aussi efféminés que lui. Il y en a de plus en plus. C'est comme ça que la civilisation romaine a disparu. Nous sommes foutus."

Que voulez-vous répondre?
Arrêtons de nous enfiler des bananes et tuons Zazie !
La terre des mâles sera sauvée !!



Afficher la catégorie Quotidien  Le vide chez moi
Quotidien / le 15-03-2008 à 20:22:13


Le 15 avril, la coloc, c'est VRAIMENT fini !
La transition va être floue, je le sens (on en reparlera lorsque j'aurais les clefs du nouvel appartement en main), mais elle va se faire à mon rythme. Pas question de tout démonter, descendre, charger, transporter, décharger, monter et remonter dans la même journée. On* fera le gros quand le nouveau aura été mesuré dans tous les sens et que j'aurais dessiné mon nouvel intérieur, shampouiné la moquette et préparé ma venue. L'idéal serait d'avoir fait le gros et le moins gros autour du 7. Il sera alors temps de penser au ménage ici... quand ce sera vide.

Au moment où j'écris ce mot, il me revient un souvenir marquant, pour ne pas dire traumatisant. C'était en 1985, nous quittions La Fère pour faire une halte de quelques mois en Auvergne avant le départ pour Djibouti... En rentrant de mon dernier jour d'école, j'avais trouvé l'appartement totalement vide. Evidemment, je m'en doutais, puisque depuis quelques jours, je devais trier mes jouets pour emporter ceux que je voulais garder avec moi et laisser en garde-meuble ceux qui me plaisaient le moins. On avait aussi déjà démonté les meubles de ma chambre et des autres chambres, mais là... c'était le vide. Palpable. Abominablement palpable. Quand on a passé cinq années quelque part (de 3 à 8 ans), ce sont pour ainsi dire les 5 premières années d'une vie, ce qui leur précède étant bien trop flou. Et quand on a passé cinq années d'une si courte vie, on a pris des habitudes dont on ne se rend même pas compte. Rentrer de l'école, défaire une sangle de son cartable en refermant la porte, le cartable tombant de lui même le long de l'autre bras le temps d'arriver devant la cuisine, on le pose, on goûte, on ressort de la cuisine en se tenant au montant de la porte, le cartable vole presque d'une main à l'autre et on rejoint sa chambre... Des mouvements devenus mécaniques.
Ce jour-là, j'ai gardé mon cartable sur le dos. Il n'y avait plus rien. Plus de table, plus de chaise, plus aucun fil, plus aucun appareil, plus de décoration, plus rien... Hormis l'écho, insupportable. Il aurait d'ailleurs pu être source de jeux en d'autres circonstances. Mais quand on rentre chez soi le coeur déjà lourd et qu'on ne peut que contempler le vide qui reste de ce qui a été un peu soi, on est abattu.
Le soir, on a mangé assis par terre... contre un mur. Cet instant, bref, assis là, au milieu du vide... il est encore gravé en moi, c'est dur à décrire. Un malaise, l'inconnu qui se faufile à l'horizon, et l'incertitude de "l'Après".

C'était il y a 23 ans.
Cette fois, je déménage parce que je le veux... mais j'avoue avoir peur de ce vide qui va envahir les lieux, même lentement. Un jour, le 15 avril donc, dernier délais, il sera là.

* Petit appel passé inaperçu... ou presque !



Afficher la catégorie Reflexion  Et moi...
Reflexion / le 15-03-2008 à 20:01:06


Il faut à peine chaud, mais le soleil est là, innondant la place qui s'étend sous la fenêtre entrouverte. Quelques voitures garées et des gens qui s'affairent. De notre côté de la vitre, le silence. Mon élève réfléchit, il se creuse la tête...
Et moi, je m'envole, les yeux rivés sur ce voisin qui sort les poubelles, sur cet enfant qui en rejoint un autre, une automobile qui repart, qui quitte la place, pénètre l'allée étroite et rejoint un axe plus conséquent de cette ville dortoire qui n'en finit pas de s'étendre en marge de la mégapole. Le vent léger fait frémir les feuilles des arbres de ce quartier calme et des cris d'enfants nous parviennent du lointain. "Lui", il se perd dans ses équations, et moi entre les habitations et les histoires qui leur ont donné vie et qui les entraîne à pas lent sur la voie du temps qui passe...
J'imagine aisément une rencontre, un couple qui se défait, qui se refait... Un avenir à tracer, et puis l'idée du mariage qui survient entre deux journées de boulot, des meubles à acheter, un lit d'enfant pour accueillir le petit qui ne va pas tarder, belle surprise parmi les surprises... Tout devient trop petit, ce qui était un paradis à deux devient un enfer pour trois. On cherche plus grand. On pense à se poser quelque part. On songe qu'il y a un petit frère qui pourrait venir babiller dans quelques années. On s'éloigne, on parcourt et on trouve une maison, dans un lotissement récent. On s'y pose, on est chez soi, et la vie nous lie aux murs, aux voisins. On se découvre des racines, des désirs d'avenir et quand on se pose les premières questions sur le devenir de la maison, le grand part pour la fac et le petit ramène des copines... Le grand a rencontré quelqu'un. Une fille sérieuse et... ils s'imaginent un jour, peut-être ailleurs. Ensemble, en famille. Les maisons se sont remplies, elles se vident, elles ont servi, elles s'endorment. Le temps passe et un jour d'Autres viendront, cycle après cycle.

Et moi, je suis assis à ce bureau, comme j'avais le mien, quinze ans plus tôt dans une maison qui s'est vidée et où je retrouve souvent mes parents, occupés à leur propre vie, désormais.
Et moi, je suis assis à ce bureau, et j'apprends à ce gamin à s'en sortir en maths, à savoir avoir "un" regard, à s'approprier les choses...
Et moi, j'observe heure après heure des morceaux de présents dans l'évolution de leurs vies. Des jeunes parents qui se posent à peine, des parents posés qui n'ont plus qu'à transmettre, et des parents dépassés par la vie qui a pris racine chez eux et qu'ils ne contrôlent pas...
Un peu tuteur, j'aide à pousser. J'aide à construire...

Et pour moi, je construis quoi?

La douce impression de laisser le temps filer sur les autres, de le voir les faire évoluer, grandir et se contruire, me laisse parfois un goût amer d'invisibilité sociale, d'impalpabilité latente. Invisible mais présent, et utile à d'autres. C'est déjà ça.

Mais pour moi, je construis quoi?



Afficher la catégorie Cinema  P.S. I Love You
Cinema / le 16-02-2008 à 15:57:59


En général, je suis assez friand des comédies romantiques... et surtout de comédies romantiques américaines, même si le schéma de base s'est rarement renouvelé depuis ces 10 dernières années, à quelques exceptions près. Pour moi, "P.S. I Love You" est de ces exceptions.

Holly et Gerry se sont rencontrés il y a 9 ans et ils filent le parfait amour. Enfin, tout serait parfait s'ils avaient une situation stable avec les revenus nécessaires à leur plein bonheur, pour leur permettre d'avoir cet appartement dont ils rêvent, cet enfant qu'ils désirent, cette vie-là... Malgré tout le couple s'aime. A la vie, à la mort.
Au cours de l'hiver, cette dernière vient frapper à leur porte et emmène Gerry. Holly se morfonds, elle vivote, survit, existe à peine... jusqu'à l'arrivée d'un message de Gerry. Une lettre, le début d'un parcours fléchée pour la mener... vers l'avant ! En se rattachant à ce dernier cadeau de son défunt mari, Gerry s'apprête à replonger dans leur histoire pour mieux... lui dire au revoir.

Des films sur le deuil, il y en a des tas. Et parmi ceux-là, les larmoyants gorgées de bons sentiments sont légion... Sans oublier les happy end de circonstances qui donnent en général au tout un goût over-glucosé...
Bien heureusement, et c'est toute l'intelligence de ce film, la plupart des scènes attendues ne sont pas de la partie. Exit, l'enterrement débordant de compassion ! Out la redécouverte de l'amour au bras d'un inconnu qui passe par là... Le rythme est soutenu, nous amenant du rire sincère aux larmes en l'espace d'un instant, d'une phrase, d'un mot. Une même scène reversant ainsi diverses émotions qui s'accumulent et se contrarie. On sourit, on est touché, on veut avoir le temps de s'en remettre mais un rire nous emporte de nouveau avant qu'un coup de faux ne nous décapite de nouveau. Une écriture brillante !
Il faut dire que le thème du manque, de la perte d'un être cher, est un sujet qui me touche particulièrement, mais ce film n'en est pas moins finement écrit et bien pensé. On ne peut que passer un bon moment, malgré le drame et la douleur.

Et puis, s'ajoutent à un script intélligent et une réalisation sympathique, un John Powel inspiré aux musiques, une irlande de toute beauté et un casting taillé sur mesure : Hilary Swank (million dollar ababy) radieuse, Gérard Butler (300) renversant de charisme et de tendresse, Kathy Bates (Misery) amère, blessée mais aimante à souhaite et une foule de seconds rôles qui enjolivent le tout... James Marsters (Buffy), Lisa Kudrow (Friends), Harry Connick Jr (Will et Grace), Jeffrey Dean Morgan (Grey's anatomy).

A voir !

PS : bon, ok, ça parlera sûrement plus aux nanas et aux homos un peu fleur bleue dont je fais partie, qu'aux hétéros un peu trop bourrus... Mais bon



  
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